Mercredi 8 septembre 2010
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L’unité d’action est une force pour les salariés. Elle n’a rien à voir
avec l’unité syndicale qui implique une seule organisation, ce qui n’est pas compatible avec notre conception de la démocratie et
de la république sociale.
L’unité d’action est une démarche acceptée et nécessaire
pour obtenir satisfaction.
Pour Force Ouvrière, sur le dossier retraite, l’objectif
est d’obtenir l’abandon du texte gouvernemental. Ce n’est pas une question de posture, c’est une question de fond. Car entre la démarche gouvernementale et la
démarche syndicale, il ne s’agit pas de différences ponctuelles ou à la marge, mais d’une opposition de fond.
Nous disons, nous, que pour préserver les droits actuels et à venir en matière de retraite, il faut dégager de nouvelles ressources financières, ce qui passe aussi par l’ouverture du chantier de la
réforme fiscale. Et nous avons émis toute une série de propositions en la matière permettant d’assurer l’équilibre
financier. Et nous avons notamment confirmé tout cela dans une lettre au ministre du Travail, le 8 juillet, lettre restée sans réponse.
Le gouvernement, lui, est dans une logique inverse: il veut réduire les dépenses en matière de retraite pour alléger les déficits et répondre aux attentes des marchés financiers et agences de
notation. À partir de là, ce sont les salariés qui trinquent.
Les prétendues ouvertures du gouvernement n’en sont guère car pour régler, par exemple, correctement la pénibilité il faut dégager des ressources nouvelles, ce qui est en contradiction avec la
logique gouvernementale.
C’est pour toutes ces raisons que le gouvernement se montre inflexible.
Et le ministre du Travail dans tout cela ?
Comme nous ne cessons de le répéter, il n’appartient pas au syndicat de choisir ou de désigner ses interlocuteurs. Ce n’est d’ailleurs pas la réforme de M. Woerth, c’est la réforme du gouvernement et du président de la République.
Quelle est l’influence de cette situation sur le dossier retraite ?
L’avenir le dira.
Il est vrai qu’on parle plus de «l’affaire» que du fond du dossier.
Il est vrai aussi qu’un ministre affaibli ne sert pas obligatoirement le gouvernement.
Mais il est tout aussi vrai que le syndicat doit rester dans son rôle. C’est aussi une question de comportement, de liberté et d’indépendance.
Force Ouvrière ne changera pas sa ligne de conduite: tout faire pour obtenir le retrait du texte, parce qu’il est contraire aux intérêts des travailleurs.
Dire ce qu’on fait et faire ce qu’on
dit.
Aujourd’hui 7 septembre, près de 3 millions de salariés sont descendus dans la rue et ont cessé le travail, c’est une réussite.
Si le gouvernement et le Parlement ne répondent pas, d’autres actions seront bien entendu nécessaires. Pour Force Ouvrière ce sera
sur la base du retrait ou de l’abandon et dans l’unité d’action.
Par fo anjou maine
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Jeudi 5 août 2010
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11:13
Depuis le 5 août 2010 :
lancement officiel de notre blog foanjoumaine.com
il n'est pas besoin de longs discours :
nous vous souhaitons simplement
sur notre blog,
qui
nous l'espérons deviendra très vite le vôtre ;
puisse-t-il vous être utile.
l'équipe Fo Anjou Maine
Par fo anjou maine
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Publié dans : infos diverses
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Jeudi 29 juillet 2010
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18:24
mercredi 28 juillet s'est tenue une réunion de négociation à l'initiative de la
FNCA,
avec comme ordre du jour :
" vous faire des propositions concrètes en matière de salaire et applicables en
2010 ... "
la matinée a permis de déboucher sur les mesures suivantes :
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+ 0,80 % au 1er juillet 2010, en plus des 1,50 % déjà appliqués, sur le compteur RCE / RCP (ce compteur représente, en moyenne, 85 % du salaire conventionnel)
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examen par les Caisses Régionales des situations personnelles au 31 12
2010, afin de corriger d'éventuelles diminutions de rémunération liées à l'effet prime 2009. il sera comparé la rémunération 2010 (RCE + RCI + RCC) à celle de 2009 (le même agrégat + la
prime 2009), avec rattrapage de la différence si 2009 > 2010.
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les mesures qui précèdent conduisent
les Organisations Syndicales à reprendre le fonctionnement normal des Instances du Personnel, aux niveaux national et local.
Par fo anjou maine
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Mardi 27 juillet 2010
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JEAN- CLAUDE MAILLY (FO)
RÉPOND À 4 QUESTIONS SUR LA RÉFORME DES RETRAITES ET LA JOURNÉE D’ACTION UNITAIRE DU 7
SEPTEMBRE
1. La
commission des affaires sociales de l’Assemblée se penche depuis le 20 juillet sur la réforme des retraites. L’affaire Woerth- Bettencourt n’a-t-elle pas occulté le débat ?
Jean-Claude Mailly. Effectivement, pendant qu’on parle de cette affaire, on ne parle pas du dossier des retraites. En même temps, ça affaiblit le
ministre du Travail. Mais de toute façon, les choses se décident à l’Elysée et le président se montre très rigide sur cette question des retraites.
2. Après son intervention sur France 2, que pensez-vous de l’attitude du président ?
Jean-Claude Mailly. Nicolas Sarkozy nous a lancé un défi en disant : “Les manifestations ne servent à rien, je ne bougerai pas.” C’est de la
provocation. En 2006, d’autres avaient affirmé la même chose et ils ont pourtant fini par retirer le CPE.
3. Vous appelez à une journée de mobilisation le 7 septembre, jour de l’examen du texte à l’Assemblée. Etes-vous confiant sur votre
capacité de mobilisation ?
Jean-Claude-Mailly. La seule chose qui peut faire bouger le président, c’est un rapport de force. On va donc tout faire pour que le 7 septembre
soit le plus massif possible. La mobilisation sera forte, parce que le dossier des retraites passe mal. Et parce qu’il y a un sentiment, qui est une réalité, de développement des inégalités
pendant la crise. Il n’y a pas eu de décisions des pouvoirs publics pour les réduire. Tout cela forme un ensemble et le dossier des retraites peut servir de catalyseur.
4. Comment parvenir à mobiliser, les jeunes notamment ?
Jean-Claude Mailly. Je peux comprendre que quand vous êtes étudiant, la retraite ne soit pas forcément la première préoccupation. Les jeunes se
demandent d’ailleurs s’ils auront une retraite, mais c’est maintenant qu’il faut la défendre. Aujourd’hui, rien n’est réglé. Il n’y a pas d’équilibre assuré par la réforme des retraites comme le
prétend le gouvernement. En 2018, le problème se reposera et on réimposera des sacrifices, y compris aux jeunes générations. Il n’y a plus de limites, les jeunes vont travailler sans fin. Cet
été, on va distribuer des tracts et on est en contact avec les syndicats étudiants. On a aussi interpellé les députés qui doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas dire une chose localement et
voter le contraire nationalement.
Par fo anjou maine
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Publié dans : infos sociales
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